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lundi 27 février 2012

Jour 1752

Le retour d'un grand classique

Nouvel Observateur, 26 février 2012 :

"La porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est trompée sur le prix d'un ticket de métro, l'évaluant à "4 euros", au lieu de 1,70 (tarif parisien), vendredi sur Europe 1. NKM répondait à une question d'un auditeur lui demandant: "Vous, la porte-parole du 'candidat du peuple' (qualificatif utilisé par Nicolas Sarkozy, ndlr), pouvez-vous dire quel est le prix d'un ticket de métro?" Après avoir hésité, elle a répondu "4 euros et quelques". Alors qu'on lui faisait remarquer que c'était "1,70" euro (pour le métro parisien), elle a admis: "raté"."

lundi 13 février 2012

Jour 1738

Un bon toutou à Nogent

Le Monde, 13 février 2012 :

""Un petit morceau d'Italie." C'est ainsi que le maire UMP de Nogent-sur-Marne, Jacques J.P. Martin, décrit son nouveau projet de statue [...] Derrière cette douce et discrète expression se cache une figure bien plus concrète : celle de Carla Bruni, sculptée dans du bronze, sur deux mètres de hauteur et en plumassière – en hommage à l'usine de plume qui animait jadis la ville de Nogent-sur-Marne. D'aucuns trouvent l'association entre le milieu ouvrier et l'ex-mannequin, familière des hautes sphères comme de la haute couture, quelque peu déplacée, si ce n'est "grotesque", de l'avis d'un habitant cité par Le Parisien (qui n'est autre que le cofondateur de Charlie hebdo, Cavanna). L'effigie coûtera 80 000 euros, somme payée pour moitié par la ville et cofinancée par un promoteur immobilier, la Cogedim. "C'est une idée du maire", souligne cette dernière. Maire qui, rappelle l'élu divers droite local, Michel Gilles, avait inauguré l'année précédente un gymnase au nom de David Douillet."

dimanche 24 juillet 2011

Jours 1533 & 1534

Nouvel ordre moral

Libération, le 23 juillet 2011 :

"C’est dommage que la critique soit morte. Par exemple, il y a deux ans, le rappeur Orelsan se faisait mordre par la gauche pour sa chanson Sale pute, alors qu’il suffisait de l’écouter une fois pour comprendre qu’elle dénonçait le machisme. En revanche, votre fille de 12 ans écoute depuis avril un manifeste pro-vie, et cela n’a l’air de déranger personne. Ni la chaîne NRJ12, ni Skyrock, qui le diffusent en boucle. La chanson en question, c’est Aurélie, tube dancehall de Colonel Reyel, jeune étoile des charts français. Les paroles d’Aurélie passent pourtant difficilement inaperçues : «Aurélie n’a que 16 ans/ et elle attend un enfant/ Ses amies et ses parents lui conseillent l’avortement/ Elle n’est pas d’accord, elle voit les choses autrement/ Elle dit qu’elle se sent prête pour qu’on l’appelle "maman".»

Jusque-là, tout va bien. Aurélie a bien le droit de ne pas avorter et d’emmerder ses parents. C’est même, semble-t-il, une tendance sociologique lourde. A quoi rêvent les jeunes filles de 2011 ? A être mère au foyer. Aurélie est donc le reflet de ce nouvel ordre moral français. [...] Moralité : «Mettre un enfant au monde ne devrait pas être puni/ C’est la plus belle chose qui soit et si tu le nies/ C’est que tu n’as rien compris», conclut le chanteur dans son clip, joignant les mains en signe de prière, yeux au ciel. [...] Pour sa première expérience sexuelle, Aurélie a d’ailleurs évité la contraception : «Elle l’a jamais fait, elle a tenté juste le bon gars/ Là elle se dit bingo, ils sont seuls dans la Twingo/ Donc, ça va swinguer, elle enlève son tanga/ Il réussit le ace comme Tsonga/ Oui, mais voilà, neuf mois plus tard/ Il n’assume pas et se sauve comme un bâtard.» C’est à peu près le récit d’Eve tentatrice faisant avaler la pomme à Adam. Gare à Aurélie, la violeuse de chauffeurs de Twingo, qui veut, comme le tambourine Colonel Reyel, être «mère à tout prix» et «donner la vie»"

mardi 5 avril 2011

Jour 1425

Le demeuré parle encore

Libération, le 4 avril 2011 :

"Il s’était pourtant bien appliqué pour chasser son image de porte-flingue décérébré. [...] Et puis, patatra, interrogé par lefigaro.fr, à l’occasion de la journée du livre politique, sur l’œuvre littéraire qui l’a le plus marqué, Frédéric Lefebvre réplique: «Sans doute "Zadig et Voltaire".» Ah oui, tiens? «Parce que c’est une leçon de vie et je m’y replonge d’ailleurs assez souvent», développait, samedi, le secrétaire d’Etat au Commerce... et au prêt-à -porter?"