Fiers de... Quoi ?
Le Monde, 29 avril 2012 :
"Devant les plusieurs milliers de personnes réunies à Toulouse dimanche 29 avril, Nicolas Sarkozy a appelé ses concitoyens à "être fiers d'être Français"."
George Carlin - Tire et pars par littlehorn
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dimanche 29 avril 2012
mardi 10 avril 2012
mardi 13 mars 2012
Jour 1767
Le pipotron se déchaîne
Le blog Desintox de Libé, le 10 mars 2012 :
"Nicolas Sarkozy commence donc sa campagne [...] en parlant de pouvoir d’achat. [...] En 2007, il promettait de doper le pouvoir d’achat des Français. Cinq ans plus tard, il assure avoir limité les dégâts. «En France, ce sont les chiffres de l’Insee, du FMI, de l’OCDE, nous sommes le seul pays d’Europe - il y en a un seul - où, chaque année, en moyenne, le pouvoir d’achat a augmenté de 1,4% […] tous les ans pendant la crise. Et ces chiffres sont vérifiables.» [...] Les chiffres de l’Insee sont effectivement vérifiables. Ils corroborent les statistiques présidentielles… à une très grosse nuance près.[...] c’est que ce chiffre ne mesure pas le pouvoir d’achat moyen des Français. Il ne tient pas compte de l’évolution démographique. [...] Nicolas Sarkozy se félicite de l’augmentation de la taille du gâteau sans tenir compte de l’augmentation des convives. [...] En se fiant à cet indicateur, l’évolution n’est plus que d’environ 3,5% sur le quinquennat. Pire, si on prend au mot le Président, qui affirme que le pouvoir d’achat a augmenté «pendant la crise», on s’éloigne encore plus de ces chiffres. Car l’essentiel de la hausse s’est fait sur une année, la première du quinquennat (2007), avant la crise. Après, la hausse du pouvoir d’achat par unité de consommation devient très modeste : de l’ordre de 0,3% par an… Avec une année de baisse (2008) et une de quasi-stagnation en 2010 (+0,1%)."
lundi 12 mars 2012
Jour 1766
Il raconte que des bêtises
Le Monde, 11 mars 2012 :
"« Je veux réconcilier la France du non et la France du oui », a conclu
M. Sarkozy. À la fin de son discours, il a ajouté à Jeanne d’Arc, Victor
Hugo et au général de Gaulle, les deux pères de l’Europe, Robert
Schuman et Jean Monnet. Leur conception était celle de la
supranationalité, aux antipodes de la vision du président candidat."
En attendant les photos de famille dans Paris Match un mois avant l'élection...
vendredi 2 mars 2012
Jour 1756
Vieux pots et soupe rance
Le Monde Diplomatique, 2 mars 2012 :
"Le 23 février dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé à Lille : « Je veux être le porte-parole de cette France qui vit de son travail. En 2007, j’avais choisi le travail, je n’ai pas changé d’avis. »
Depuis qu’il est entré en campagne, on ne sait pas ce qui est le plus admirable chez le président-candidat. Son audace à proclamer des intentions contraires à tout ce qui constitue le bilan de sa présidence ?
[...]
M. Sarkozy l’a promis : il ne retournera pas au Fouquet’s. Il fait comme si le problème avait été son choix de restaurant davantage que celui de ses convives, patrons du CAC-40, directeurs de journaux, vedettes de variété obsédées par le montant de leur impôt, empereurs de la télévision-poubelle, affairistes... Là, il jure que c’est terminé : « Il y a une infime minorité qui a beaucoup choqué les Français en faisant vraiment n’importe quoi. (…) Il y a un sentiment d’injustice. »
Le président-candidat, qui pendant cinq ans a guerroyé contre « l’assistanat » en déclinant toutes les techniques de l’art d’ignorer et de stigmatiser les pauvres, afin surtout de les opposer entre eux, interdira « purement et simplement » (s’il est réélu) « les retraites chapeaux des hauts dirigeants ». Une promesse déjà faite en 2007. Hélas, la crise ne lui a pas laissé le temps de la réaliser puisqu’il fallait d’abord et d’urgence « réformer » les retraites, réduire la fiscalité pesant sur les fortunes, supprimer l’impôt sur les successions, amincir la fonction publique, durcir la justice pénale, combattre l’immigration, réglementer le droit de grève. Ne nous méprenons pas, toutefois, la (nouvelle) révolution fiscale de M. Sarkozy ne défera pas l’ancienne. L’augmentation déjà programmée de la TVA frappera en priorité les petits revenus (qui consomment une fraction plus importante de ce qu’ils gagnent) ; l’augmentation de la fiscalité directe que prévoient les candidats de gauche (MM. François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Mme Eva Joly) et d’extrême gauche (M. Philippe Poutou et Mme Nathalie Arthaud) inspirent au candidat sortant cette réflexion : « Si demain on a en France un génie, un Steve Jobs, est-ce qu’on doit le mettre dehors, ou est-ce qu’on doit, au contraire, l’avoir ? (…) Monsieur Hollande veut moins de riches en France, c’est son droit, moi je veux moins de pauvres. » Le milliardaire qu’on va spolier et décourager de « créer », celui dont la collectivité risque de se priver, c’est toujours Pablo Picasso ou Steve Jobs, jamais le rejeton incapable, le fils de famille qui hérite de l’entreprise et de la fortune de son père – François-Henri Pinault, Martin Bouygues ou Arnaud Lagardère, par exemple.
Il n’en demeure pas moins que quand « le président des riches » se métamorphose en candidat du peuple, la mise en scène est soignée. Col roulé, visites dans les usines, repas à la cantine, M. Sarkozy n’hésite pas, comme autrefois (sans succès...) M. Edouard Balladur, à monter sur une table afin d’haranguer la foule. Entouré d’ouvriers d’Alstom portant la casquette de leur entreprise, le président — qui ne pouvait, il y a encore quelques semaines, se déplacer qu’entouré de policiers et qui, redoutant les éclats de l’assistance (que manifestement il supporte très mal…), ne s’adressait qu’à des publics triés sur le volet — privilégie dorénavant le refus du protocole, la spontanéité. Et n’oublie ni l’émotion ni le volontarisme : « L’usine qui ferme, c’est un drame. Je n’ai pas été élu pour dire : il n’y a rien à faire » (à Lille, le 23 février). Sa présidence ayant été marquée par la désindustrialisation accélérée du pays (lire, sur ce sujet, notre dossier dans le numéro de mars, en kiosques), les « drames » n’ont pas manqué.
Un jour de 2006 où il ne s’entretenait ni avec Martin Bouygues, ni avec Alain Minc, ni avec Bernard Arnault, ni avec Bernard-Henri Lévy, M. Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait confié à Paris Match : « Je suis comme la plupart des gens : j’aime ce qu’ils aiment. J’aime le Tour de France, le football, je vais voir Les Bronzés 3, j’aime écouter de la chanson populaire. » Sur ce terrain du « populisme » (pour presse people), le président français est, cette année, exposé à une concurrence plus vigoureuse qu’il y a cinq ans. En effet, avec la crise et la ponction par les banques d’une partie de la richesse nationale s’est généralisé le discrédit des grosses fortunes, des sportifs et des vedettes de variété exilées fiscalement à l’étranger, sans oublier celui des experts sonnants et trébuchants qui quadrillent les médias et les commissions gouvernementales (lire l’enquête de ce mois-ci sur les économistes à gages).
Combat frontal contre une gauche qui n’aimerait et n’écouterait que des artistes snobs, nécessité d’un volontarisme libéral pour empêcher le déclin précipité du pays, thérapie de choc (cette fois, le « modèle allemand » a remplacé le britannique), les recettes idéologiques du candidat Sarkozy paraissent reprendre à l’identique celles d’il y a cinq ans.
Les dimensions appel à la repentance après des années de bombance et réaffirmation de la « morale traditionnelle », ne sont pas non plus absentes. A propos de cette dernière, inspirée par l’ultra-droite américaine, le quotidien officiel du régime, Le Figaro, confie que le 7 février dernier, le président français aurait dit à son comité stratégique de campagne réuni à l’Elysée : « Il faut rassurer les catholiques et le socle de notre électorat. J’ai arbitré : le mariage gay et l’euthanasie, c’est non. » Emouvante défense de la laïcité, obsession de l’intérêt général…
Le nombre modeste des opportunistes professionnels qui s’affichent aux côtés du président sortant indique, au moins autant que les sondages, que les deux mois qui viennent ne seront pas de trop à M. Sarkozy pour convaincre l’opinion qu’une fois de plus il a « changé ». Et que le changement de président impose donc de voter pour lui. L’exercice n’est pas gagné d’avance."
mercredi 15 février 2012
Jour 1740
Le visage de l'UMP
Le Monde, 15 février 2012 :
"Christian Vanneste, député UMP du Nord, a suscité la polémique, mercredi, après la médiatisation d'une vidéo publiée le 10 février sur le site Internet [...] Dans cette vidéo, le député affirme qu'"en Allemagne, il y a eu une répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près à 30 000 déportés. Et il n'y en a pas eu ailleurs. (...) Il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France".
Des chiffres et des affirmations qui vont à l'encontre de toutes les études faites sur le sujet. Selon les chiffres officiels, parus dans une étude (PDF) menée par Arnaud Boulligny pour la Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD), soixante-trois Français ont été arrêtés pour motif d'homosexualité. [...] Les déclarations du député du Nord arrivent en effet en plein débat sur le mariage homosexuel, un opportunisme souligné par les associations.
D'autant plus que, interrogé par Le Monde sur la procédure d'exclusion le visant, le député UMP n'a pas hésité à réaffirmer ses propos, en pointant du doigt un "lobby gay" dont la majorité présidentielle essaierait de s'attirer les faveurs à tout prix."
lundi 30 janvier 2012
Jour 1724
35 bonnes raisons de ne pas l'écouter
Un court extrait du blog Desintox de Libération, le 30 janvier 2012 :
"«Le jour où il y a eu les 35 heures en France, les syndicats allemands se sont réjouis, se sont réunis ont dit : ah enfin une bonne nouvelle pour l'Allemagne.»
Le Président, qui n’aime rien tant que se moquer des 35 heures, n’aurait pas pu choisir pire exemple. Car l’Allemagne a largement devancé la France en matière de réduction du temps de travail, sous l’impulsion de ses syndicats. En 1984, après sept semaines de grèves dans la métallurgie et treize dans l’imprimerie, le syndicat allemand de la métallurgie IG Metall obtenait le passage progressif à la semaine de trente-cinq heures dans la sidérurgie, l’imprimerie et la métallurgie. Dans les années qui suivirent, bon nombre d’accords prévoyant un passage de quarante à trente-huit ou trente-cinq heures furent signés. Fin 1993, Volkswagen lança la semaine des quatre jours, soit trente-deux heures. Mieux, en 2002, suite à la généralisation de la réduction du temps de travail à l’ensemble de l’économie française, Frank Bsirske, président du plus grand syndicat allemand, Ver.di (représentant le secteur tertiaire), déclarait au quotidien Die Welt que la semaine des trente-cinq heures devait être introduite «le plus tôt possible» en Allemagne, parce qu’elle répondait aux souhaits des actifs, et qu’elle permettait de combattre efficacement le chômage."
dimanche 29 janvier 2012
Jours 1722 & 1723
Foutage de gueule dominical
Le Figaro, 29 janvier 2012 :
"Le chef de l'Etat à précisé dimanche soir à la télévision que cette hausse de la TVA à 21,2% entrera en vigueur le 1er octobre."
"La TVA, impôt injuste, ce n'est pas qu'un slogan. C'est aussi une réalité, comme le démontre une note du Snui (Syndicat national unifié des impôts), au lendemain de l'annonce du relèvement du taux supérieur de la TVA de 18,6 à 20,6%. La preuve: chaque année, un smicard consacre 4.559 francs à payer la TVA sur les objets de consommation, soit 8,33% de son revenu imposable, alors qu'une personne bénéficiant d'un revenu mensuel de 100.000 francs y consacre 49.481 francs par an, soit 4,69% de son revenu [...] la TVA est donc un impôt dégressif: plus on gagne, moins l'effort est important."
Le petit Nicolas ne veut pas perdre ses amis...
jeudi 19 janvier 2012
Jour 1713
Souvenez-vous...
Le Monde, 19 janvier 2012 :
"Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a posté mercredi, jour du sommet social qui s'est tenu à l'Elysée avec le patronat et les syndicats, cette vidéo d'archives sur sa chaîne YouTube. Nicolas Sarkozy était l'invité d'Arlette Chabot dans l'émission "A vous de juger", en janvier 2007, il y a cinq ans exactement.
« Je veux m’engager, par exemple, sur le plein emploi : 5 % de chômeurs à la fin de mon quinquennat. Et ce travail, on nous demande pas une obligation de moyens, Mme Chabot, on nous demande une obligation de résultats. C’est quand même extraordinaire, la démocratie il faut qu’elle vive. Si on s’engage sur 5 % de chômeurs et qu’à l’arrivée il y en a 10, c’est qu’il y a un problème.
— Vous dites : objectif 5 % pour le chômage. Si vous êtes élu, au bout de votre mandat, au bout de cinq ans, vous n’arrivez pas à ce chiffre, vous dites : 'Je ne peux pas me représenter' ?
— Je dis aux Français : 'C’est un échec et j’ai échoué. Et c’est aux Français d’en tirer les conséquences.' »"
L'amnésie, premier candidat aux présidentielles depuis quelques décennies...
mercredi 18 janvier 2012
Jour 1712
Petit rappel des faits
Bug Brother, le 17 janvier 2012 :
"Gérard Longuet, ministre de la défense, a déclaré que l'action politique la plus notable de Nicolas Sarkozy, ces cinq dernières années, avait été son engagement pour la défense des droits de l'homme, "comme nous l'avons fait en Libye" [...] avant de libérer la Libye, Nicolas Sarkozy avait aussi mandaté Brice Hortefeux, Claude Guéant et Ziad Takieddine pour que la France vende à Kadhafi un système de surveillance massive de l'Internet. Amesys, la société française qui a ce système espion, à la demande des services secrets de Kadhafi, n'a pas non plus contesté qu'il fut utilisé pour surveiller, espionner et réprimer des intellectuels et journalistes, figures historiques de l'opposition démocratique libyenne, résidant pour partie en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, dont un ambassadeur, et un ministre. La France, "patrie des droits de l'homme", a donc aidé un dictateur à espionner des démocrates résidant dans d'autres démocraties"
mardi 10 janvier 2012
Jour 1704
France, terre d'écueils
Le Monde, 10 janvier 2012 :
"C'est un discours très dur sur l'immigration que devait prononcer, mardi 10janvier, le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, place Beauvau. Son thème central: la baisse des flux globaux de l'immigration. Alors que la campagne présidentielle entre dans sa phase la plus intense et que l'électorat du Front national est considéré par la majorité comme l'une de ses principales réserves de voix, M. Guéant a annoncé, mardi, vouloir "revenir à un niveau de flux migratoires connus en France dans les années 1990". [...] Tous ces chiffres restent toutefois à relativiser. Le record des reconduites à la frontière est en partie dû à l'éloignement des Roms. Or ces derniers, citoyens européens, peuvent revenir facilement en France dans le cadre de la libre circulation. Les mêmes personnes peuvent être ainsi éloignées plusieurs fois. La baisse de l'immigration de travail elle, est sans doute moins due à la politique coercitive de M.Guéant qu'à la crise économique. Un phénomène qui a touché l'ensemble des pays d'accueil dans le monde. Au sein de l'OCDE, à la suite de la crise, en 2009, les migrations de travail ont baissé d'environ 6% et les flux de travailleurs temporaires (saisonniers notamment) de 16%."
mercredi 28 décembre 2011
Jour 1691
La démonstration par l'absurde
Bug Brother, le 20 décembre 2011 :
"Si les caméras de vidéosurveillance ne servent presque à rien et ne permettent que rarement d'identifier ou d'interpeller des suspects, elles n'en déportent pas moins la délinquance vers d'autres zones, non vidéosurveillées. Résultat : les habitants de ces zones non couvertes par les caméras développent un sentiment d'insécurité et… réclament des caméras. C'est le constat accablant effectué par la chambre régionale des comptes, qui s'est penchée sur la politique de sécurité de la ville de Toulon, où les 34 caméras n'ont pourtant permis que 15 interventions en flagrant délit, et une quarantaine de réquisitions, depuis 2005. [...] Le système, fort de 34 caméras, d'un mur de 19 écrans de visualisation et de 2 pupitres de commande pour télécommander les caméras, est piloté par trois "brigadiers chefs principaux" rémunérés 90 000 € ("hors charges patronales et salariale"). Entre 2003 et 2009, le système a d'ores et déjà coûté 1,3 million d'euros, hors frais de réparation, "dont le montant n’a pas été communiqué par la collectivité", à quoi il convient de rajouter les 129 000 € qu'ont coûté, l'an passé, le raccordement du système à la police nationale. [...] Résumons donc : 34 caméras, 15 flagrants délits, une quarantaine de réquisitions… les caméras ont donc, en moyenne, été utiles... (55/5/34=) 0,32 fois, par an. [...] A Nice, au moins, la police fait l'effort de comptabiliser le nombre de personnes arrêtées grâce à ses 624 caméras; ce qui a permis de découvrir qu'elles permettaient, en moyenne, 0,34 interpellations, par caméra, et par an. [...] en 2007, Michèle Alliot-Marie avait annoncé vouloir tripler, "en deux ans", le nombre de caméras sur la voie publique, objectif réitéré par Brice Hortefeux en 2009, mais récemment relativisé par la Cour des Comptes, qui a dénombré… trois fois moins de caméras que le chiffre avancé par le ministère de l'Intérieur qui, apparemment, a comptabilisé les caméras filmant l'entrée, ou le parking, des commissariats."
vendredi 16 décembre 2011
Jour 1679
Champions du monde
Lu sur Yahoo actualité, le 15 décembre 2011 :
"Nicolas Sarkozy avait bataillé ferme pour imposer la loi Création et Internet en 2009, qui a donné naissance à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). [...] Des Américains ont lancé récemment "You have downloaded", ("vous avez téléchargé"), un site qui "scanne" et répertorie toutes les adresses IP présentes sur ces réseaux et qui permet de voir quels fichiers ont été téléchargés par une adresse IP donnée. [...] Un internaute a réussi à repérer les adresses IP utilisées par les ordinateurs de l'Elysée et a lancé le test. Surprise ! Des albums des Beach Boys au film "Le Casse de Central Park", les ordinateurs de Elysée auraient été utilisés pour télécharger des contenus illicites. [...] Mais attention : les adresses IP ne sont pas fiables à 100%, et il se peut que les adresses IP de l'Elysée aient été utilisées comme une sorte de "camouflage" par un internaute pour dissimuler ses traces.
De deux choses l'une :
soit les employés de l'Elysée téléchargent illégalement (comme un Français sur deux) ; soit c'est une nouvelle preuve que l'outil principal utilisé par la Hadopi – les adresses IP – ne sont pas fiables."
samedi 10 décembre 2011
Jours 1673 & 1674
Histoire de mettre les choses au point
Robert Fisk, l'Independent, 10 décembre 2011 :
"Writing from the very region that produces more clichés per square foot than any other "story" – the Middle East – I should perhaps pause before I say I have never read so much garbage, so much utter drivel, as I have about the world financial crisis.
But I will not hold my fire. It seems to me that the reporting of the collapse of capitalism has reached a new low which even the Middle East cannot surpass for sheer unadulterated obedience to the very institutions and Harvard "experts" who have helped to bring about the whole criminal disaster.
Let's kick off with the "Arab Spring" – in itself a grotesque verbal distortion of the great Arab/Muslim awakening which is shaking the Middle East – and the trashy parallels with the social protests in Western capitals. We've been deluged with reports of how the poor or the disadvantaged in the West have "taken a leaf" out of the "Arab spring" book, how demonstrators in America, Canada, Britain, Spain and Greece have been "inspired" by the huge demonstrations that brought down the regimes in Egypt, Tunisia and – up to a point – Libya. But this is nonsense.
The real comparison, needless to say, has been dodged by Western reporters, so keen to extol the anti-dictator rebellions of the Arabs, so anxious to ignore protests against "democratic" Western governments, so desperate to disparage these demonstrations, to suggest that they are merely picking up on the latest fad in the Arab world. The truth is somewhat different. What drove the Arabs in their tens of thousands and then their millions on to the streets of Middle East capitals was a demand for dignity and a refusal to accept that the local family-ruled dictators actually owned their countries. The Mubaraks and the Ben Alis and the Gaddafis and the kings and emirs of the Gulf (and Jordan) and the Assads all believed that they had property rights to their entire nations. Egypt belonged to Mubarak Inc, Tunisia to Ben Ali Inc (and the Traboulsi family), Libya to Gaddafi Inc. And so on. The Arab martyrs against dictatorship died to prove that their countries belonged to their own people.
And that is the true parallel in the West. The protest movements are indeed against Big Business – a perfectly justified cause – and against "governments". What they have really divined, however, albeit a bit late in the day, is that they have for decades bought into a fraudulent democracy: they dutifully vote for political parties – which then hand their democratic mandate and people's power to the banks and the derivative traders and the rating agencies, all three backed up by the slovenly and dishonest coterie of "experts" from America's top universities and "think tanks", who maintain the fiction that this is a crisis of globalisation rather than a massive financial con trick foisted on the voters.
The banks and the rating agencies have become the dictators of the West. Like the Mubaraks and Ben Alis, the banks believed – and still believe – they are owners of their countries. The elections which give them power have – through the gutlessness and collusion of governments – become as false as the polls to which the Arabs were forced to troop decade after decade to anoint their own national property owners. Goldman Sachs and the Royal Bank of Scotland became the Mubaraks and Ben Alis of the US and the UK, each gobbling up the people's wealth in bogus rewards and bonuses for their vicious bosses on a scale infinitely more rapacious than their greedy Arab dictator-brothers could imagine.
I didn't need Charles Ferguson's Inside Job on BBC2 this week – though it helped – to teach me that the ratings agencies and the US banks are interchangeable, that their personnel move seamlessly between agency, bank and US government. The ratings lads (almost always lads, of course) who AAA-rated sub-prime loans and derivatives in America are now – via their poisonous influence on the markets – clawing down the people of Europe by threatening to lower or withdraw the very same ratings from European nations which they lavished upon criminals before the financial crash in the US. I believe that understatement tends to win arguments. But, forgive me, who are these creatures whose ratings agencies now put more fear into the French than Rommel did in 1940?
Why don't my journalist mates in Wall Street tell me? How come the BBC and CNN and – oh, dear, even al-Jazeera – treat these criminal communities as unquestionable institutions of power? Why no investigations – Inside Job started along the path – into these scandalous double-dealers? It reminds me so much of the equally craven way that so many American reporters cover the Middle East, eerily avoiding any direct criticism of Israel, abetted by an army of pro-Likud lobbyists to explain to viewers why American "peacemaking" in the Israeli-Palestinian conflict can be trusted, why the good guys are "moderates", the bad guys "terrorists".
The Arabs have at least begun to shrug off this nonsense. But when the Wall Street protesters do the same, they become "anarchists", the social "terrorists" of American streets who dare to demand that the Bernankes and Geithners should face the same kind of trial as Hosni Mubarak. We in the West – our governments – have created our dictators. But, unlike the Arabs, we can't touch them.
The Irish Taoiseach, Enda Kenny, solemnly informed his people this week that they were not responsible for the crisis in which they found themselves. They already knew that, of course. What he did not tell them was who was to blame. Isn't it time he and his fellow EU prime ministers did tell us? And our reporters, too?"
jeudi 24 novembre 2011
Jour 1657
Le nain est aussi nul en allemand
Le Monde, 24 novembre 2011 :
"Alors que la campagne présidentielle s'installe, Nicolas Sarkozy prend plus que jamais l'Allemagne comme modèle. Dans son intervention télévisée du 27 octobre, il a pris le pays d'Angela Merkel pour exemple dans le domaine du temps de travail et qualifié les 35 heures de "folie" mise en place par les socialistes. Pourtant, la durée du temps du travail n'est pas plus élevée en Allemagne qu'en France.[...] La loi sur les horaires de travail en Allemagne impose en principe que le temps de travail ne dépasse pas huit heures par jour, ce qui fait 40 heures par semaine. Mais grâce à "l'autonomie tarifaire", les partenaires sociaux peuvent négocier dans chaque secteur professionnel les salaires et la durée hebdomadaire du travail.Dans le secteur de la métallurgie, par exemple, les 35 heures ont été instaurées par le puissant syndicat IG Metall [...] Les durées négociées peuvent varier entre les différents Länder. Concernant le commerce de détail, par exemple, les 37,5 heures ont été instaurées dans la région de Hambourg. Dans le secteur public, le temps de travail varie entre 39 et 41 heures par semaine. Ainsi, les médecins dans les hôpitaux communaux ont obtenu une durée de 40 heures. La durée de travail moyenne négociée dans tous les secteurs se situe officiellement à 37,7 heures par semaine.[...] Mais en Allemagne comme en France, ces durées de travail négociées ne correspondent pas à la réalité professionnelle. Les heures supplémentaires font que les Allemands, comme les Français, travaillent beaucoup plus que ce que stipulent leurs contrats. Selon les statistiques d'Eurostat de 2010, les Allemands employés à temps complet travaillent en moyenne 41,8 heures par semaine, les Français 41,1 heures."
lundi 24 octobre 2011
Jour 1626
Des gens petits
Le Monde, 24 octobre 2011 :
"Jean-Paul Huchon [...] Le président PS de la région Ile-de-France a en effet été arrêté, dimanche 23 octobre, sur l'A13, alors qu'il roulait à 171 km/h, largement au-dessus des 130 km/h autorisés [...] M. Huchon n'est pas le premier homme politique à être pris en flagrant délit d'excès de vitesse. "Durant la campagne présidentielle de 2007, des journalistes d'Auto Hebdo avaient suivi les candidats à l'élection, rappelle Le Figaro. Nicolas Sarkozy avait été suivi à 190 km/h sur une autoroute, Jean-Marie Le Pen, à 185 km/h, tandis que François Bayrou avait été surpris à 120 km/h sur une voie limitée à 70 km/h. Ségolène Royal s'était elle fait prendre à 158 km/h sur une double voie limitée à 110 km/h. Le dernier homme politique en date à s'être fait pincer était Xavier Bertrand. Il avait été flashé de nuit à 144 km/h sur une voie limitée à 90 km/h entre Pornic et Nantes en 2010. L'affaire avait fait du bruit car M. Bertrand et son chauffeur avaient pu repartir sans procès verbal, après que le ministre se fut rapidement présenté."
Une classe politique qui n'a plus beaucoup de rapports avec vous.
mardi 4 octobre 2011
Jour 1606
Un pipeau industriel
Le Monde, 3 octobre 2011 :
"Le dernier haut-fourneau lorrain en activité a fermé, lundi 3 octobre, sur le site de Florange (Moselle). [...] Cet épisode demeure emblématique des revers industriels du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le 4 février 2008, le chef de l'Etat se rend en grande pompe sur place. Il promet à quelque 400 ouvriers qu'il empêchera la fermeture d'un site jugé non rentable par ArcelorMittal, et qu'il sauvera les emplois [...] Un an plus tard, près de 600 emplois sont supprimés. Et la CFDT érige une stèle à l'entrée de l'usine, en l'honneur des "promesses non tenues de Nicolas Sarkozy faites à Gandrange". Avant son élection, Nicolas Sarkozy s'est positionné en adepte du volontarisme industriel. En campagne, le futur président de la République surveille de près le plan de restructuration drastique d'Airbus, Power 8, qui prévoit 4 300 suppressions d'emplois en France et la cession du site Airbus de Méaulte (Somme). Un plan qui sera mis en œuvre une fois le chef de l'Etat parvenu à l'Elysée. De même, Alcatel-Lucent a annoncé près de 1 500 suppressions de postes en 2007, 400 en 2008 et 850 en juillet 2009. Les syndicats affirment qu'avant son élection, en mars 2007, Nicolas Sarkozy s'était pourtant engagé à agir sur les suppressions d'emplois de l'équipementier télécoms. [...] D'autres échecs entachent le bilan présidentiel. Après la fermeture en 2008 de l'usine Michelin de Toul (800 salariés) en Meurthe-et-Moselle, Nicolas Sarkozy avait annoncé la création d'un "centre industriel" sur le site à l'horizon 2011, dont on n'a plus jamais entendu parler. [...] En septembre 2009, le chef de l'Etat se fâche contre l'équipementier américain Molex [...]Le président de la République a par ailleurs affirmé que "l'Etat garantirait le repreneur". En novembre, Molex est placé en liquidation judiciaire ; la maison mère refuse de continuer à payer le plan social lié à la fermeture de l'usine."
dimanche 2 octobre 2011
Jours 1603 & 1604
Électrisant
Libération, le 28 septembre 2011 :
"Le gouvernement a approuvé mercredi l’installation à partir de 2013 de
35 millions de nouveaux compteurs électriques intelligents «Linky», en
promettant que ce vaste chantier estimé à 4,3 milliards d’euros serait
gratuit et bénéfique pour le client et pas seulement pour ERDF. [...] En dénonçant certaines «défaillances techniques» lors des tests et une
décision «précipitée», l’UFC-Que Choisir a affirmé que «Linky n’a pas
permis aux consommateurs à qui a été imposée l’expérimentation de
réduire leur facture»."
vendredi 30 septembre 2011
Jour 1602
Nominé mais pas primé
Le Monde, 28 septembre 2011 :
"Pour tenter de respecter une de ses promesses de candidat en 2007, celle d'être "le président du pouvoir d'achat", Nicolas Sarkozy avait sorti, à la fin du printemps, sa botte secrète. Le président avait évoqué le versement d'une "prime de 1 000 euros"
pour les salariés des entreprises de plus de 50 salariés dont les
dividendes augmentent par rapport à la moyenne des deux années
précédentes. [...] Sous réserve des surprises éventuelles qui peuvent encore surgir d'ici
au 31 octobre, la mayonnaise n'a pas pris. Les entreprises, qui ont
critiqué la complexité du dispositif et mis en avant leurs propres
mécanismes d'intéressement, ont traîné les pieds. Les syndicats ont
misé, souvent en pure perte, sur des augmentations de salaires sonnantes
et trébuchantes et ne se sont pas battus pour la prime. Les
négociations sur le partage de la valeur ajoutée, souhaitées par Nicolas
Sarkozy, n'ont pas avancé d'un pouce. En juillet, lors d'une
dix-septième... séance sur la modernisation du dialogue social, le
patronat a proposé "une trame d'information-consultation"
sur la création et le partage de la valeur ajoutée. L'objectif final
serait de parvenir, lors de trois réunions prévues d'ici la fin de
l'année (3 octobre, 8 et 16 décembre), à un "socle d'information facilitant le dialogue et la négociation dans l'entreprise".
Un souci pédagogique qui laisse les syndicats de marbre. Et, de l'avis
de 80% des directeurs de ressources humaines de grandes
entreprises, consultés par le cabinet Deloitte, la "prime Sarkozy" aura "peu ou pas d'impact" sur le niveau des salaires. En d'autres termes, elle a, pour l'heure, fait pschitt."
mercredi 31 août 2011
Jour 1572
Lefebvre, l'autre zéro
Le Monde, 31 août 2011 :
"Lors d'un déplacement à Châlons-en-Champagne vendredi 26 août, Frédéric Lefebvre explique : "il faut dire la réalité : parce qu'on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d'autres pays, parce qu'on a beaucoup de Françaises et de Français qui entrent sur le marché du travail alors que l'Allemagne par exemple, qui a un taux de natalité qui s'est effondré, a beaucoup moins d'Allemandes et d'Allemands qui entrent sur le marché du travail". [...] Réforme des retraites et surtout croissance atone expliquent le fort taux de chômage : "la croissance n'est pas suffisante pour faire baisser le chômage", analyse un autre économiste de l'OFCE, Mathieu Plane"
Le Monde, 31 août 2011 :
"Lors d'un déplacement à Châlons-en-Champagne vendredi 26 août, Frédéric Lefebvre explique : "il faut dire la réalité : parce qu'on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d'autres pays, parce qu'on a beaucoup de Françaises et de Français qui entrent sur le marché du travail alors que l'Allemagne par exemple, qui a un taux de natalité qui s'est effondré, a beaucoup moins d'Allemandes et d'Allemands qui entrent sur le marché du travail". [...] Réforme des retraites et surtout croissance atone expliquent le fort taux de chômage : "la croissance n'est pas suffisante pour faire baisser le chômage", analyse un autre économiste de l'OFCE, Mathieu Plane"
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