vendredi 16 mai 2008

Jour 375

Loin des yeux...

La CIMADE, 7 mai 2008:

"Le 4 décembre 2007, à 0 h 15. Kani-Keli, quelque part au large de Mayotte. Loin de Paris, en plein océan Indien, une barque chargée d’Anjouanais heurte le Koungé, une vedette de la police aux frontières. Deux morts, dont un enfant et huit personnes disparues. La trentaine de rescapés est placée au centre de rétention administrative de Pamandzi, en vue d’une reconduite à la frontière, finalement suspendue. [...] la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) [...] conclue sont avis par les recommandations suivantes : [...] la Commission demande qu’il soit impérativement mis fin, conformément à la réglementation internationale en vigueur, à la pratique de la navigation en dérive feux éteints lors des opérations de recherche en mer des clandestins. Elle recommande instamment de ne plus recourir à des méthodes, qui aboutissent à la mise en danger d’êtres humains, notamment de femmes et d’enfants, dans des conditions susceptibles de caractériser le délit d’homicide involontaire. [...] La Commission estime que le centre de rétention administrative de Mayotte est indigne de la République. [...] Les conditions de vie au centre de rétention administrative de Mayotte porte gravement atteinte à la dignité des mineurs retenus. [...] Cet avis qui a été transmis au ministre de l’Intérieur, au garde des Sceaux et au ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire ne semble pas avoir apporté de changement dans les pratiques de l’administration. [...] les expulsions ont repris depuis le 1 er mai. Cette reprise des reconduites à la frontière signifie un passage pour les personnes concernées par le centre de rétention de Mayotte. Le mardi 6 mai 2008, plusieurs enfants âgés entre un an et deux ans se trouvaient placés dans ce centre de rétention administrative."

jeudi 15 mai 2008

Jour 374

L'UMP garantie sans OGM

Libération, le 15 mai 2008 :

"Mais où étaient les députés UMP une seconde avant l’«accident» sur le texte OGM ? Sur les 321 membres du groupe majoritaire, 85 étaient présents mardi à 17 h 45 dans l’hémicycle lors du vote sur la question de procédure communiste. Et les autres ? Quelques-uns boudaient ostensiblement ou sont sortis pour signifier leur hostilité au texte. Comme François Grosdidier (Moselle) qui a «refusé délibérément de prendre part au vote». Lionel Tardy (Haute-Savoie) se réservait, lui, pour la discussion générale où il devait annoncer qu’il votait… contre le texte. [...] Le député-maire de Maisons-Laffitte, Jacques Myard, travaillait dans son bureau : «Je n’ai pas de problème avec ce texte, mais je n’ai pas entendu la sonnette pour le vote»."

Puis dans cet autre article :

"Pour Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM à Greenpeace France, «c'est affligeant. On n'imaginait pas que le gouvernement ose représenter un texte qui venait d'être rejeté par les députés ! Ce qui se passe depuis le début du débat sur les OGM reflète un malaise profond, estime-t-il. Plutôt que de parler du fond, on se livre à des jeux politiciens, d'un côté comme de l'autre.»"

mercredi 14 mai 2008

Jour 373

Droit à l'information

Elkabach dans un entretien à la Croix :

Des sites qui, pour exister, pour faire un coup, pour nuire à un adversaire, lancent des rumeurs, des fausses informations, des ragots, des nouvelles non vérifiées. La tentation est grande pour des sites de taper fort afin de se faire entendre, quitte à ne pas vérifier ou à ne pas donner la parole aux personnes qu’ils attaquent.

Site des Actualités de la recherche en histoire visuelle de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales :

" En quelques mois, les affaires du faux SMS au Nouvel Observateur, de l'annonce prématurée de la mort de Pascal Sevran sur Europe 1 [rédaction dirigée par Elkabach...], puis de la bourde spectaculaire du Monde à propos des photos d'Hiroshima ont atteint les médias les plus réputés. La presse a-t-elle vraiment le choix? A moins d'attendre que la multiplication des faux-pas achève de miner une confiance déjà chancelante, ne vaut-il pas mieux afficher son droit à l'erreur et partager avec les blogs l'efficacité d'un savoir modeste? A tous le moins, le constat de la réalité du journalisme tel qu'il se fait devrait-il faire réfléchir les plus anciens au ridicule de certaines déclarations. Le web a bien des vices et bien des défauts, mais s'il a une qualité, c'est d'avoir ringardisé l'arrogance."

mardi 13 mai 2008

Jour 372

Retardé ou attardé ?

Lu sur le site de l'Observatoire International des Prisons :

"Le 11 juillet dernier, alors qu'elle installait le Comité d'orientation restreint chargé de réfléchir à la future loi pénitentiaire, Rachida Dati promettait un "grand rendez-vous de la France avec ses prisons". Las, aucune nomination n’est intervenue six mois après le vote de la loi instaurant un Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Le gouvernement semble même vouloir faire machine arrière et abandonner tout idée de contrôle effectif, au profit de l'institution d'un Défenseur des droits des citoyens, destinataire des "réclamations" de "toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement d’un service public"."

lundi 12 mai 2008

Jour 371

Bonnet d'âne

Nicolas, discours du 10 mai 2008 :
"Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage : afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendré, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique. La traite des Noirs, l’esclavage, ainsi que leur abolition, seront donc introduites dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine."

Libération, le 12 mai 2008 :

"Après vérifications, il s'avère effectivement que la traite des Noirs fait partie de l'enseignement du cycle 3 de l'école primaire, à savoir des classes de CE2, CM1 et CM2. Au moins depuis 2002. Et cet enseignement est rappelé dans l'édition 2007-2008 mise en ligne par le Bulletin officiel de l'Education nationale."

dimanche 11 mai 2008

Jours 369 & 370

Bon voyage

Les Echos, 13 mai 2008 :

"Le gouvernement est passé outre l'avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) en créant par décret, et non par voie législative, le nouveau passeport biométrique, et en instituant un système de traitement central de ces données, selon l'avis de la CNIL paru samedi au Journal Officiel. [...] "Nous n'avons pas été entendus sur deux points : d'abord, nous pensions qu'un sujet d'une telle importance devait passer devant le parlement, et ensuite, nous n'avons pas obtenu les éléments qui permettent de justifier la création de cette banque de données", surnommée Delphine, a résumé à l'AFP le président de la Cnil, Alex Türk. [...] elle souligne que la France va plus loin que le règlement européen, qui n'envisage pas le recueil de l'empreinte de huit doigts, mais de deux, ni la conservation des données en base centrale, qui comporte "des risques d'atteintes graves à la vie privée et aux libertés individuelles""

vendredi 9 mai 2008

Jour 368

Sarkoliméro

Le Monde, 8 mai 2008 :

"Le chef de l'Etat a accusé les médias de ne pas avoir assez relayé la condamnation de Ségolène Royal pour refus de paiement de ses anciennes collaboratrices.[...] Le président de la République, qui fait la "une" de Paris Match du 7 mai avec son épouse, a aussi critiqué Marianne, qui titrait "Putain, 4 ans..." son numéro du 3 mai. "Dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a estimé M. Sarkozy"

Un article qui vaut le détour dans Bakchich, le 9 mai 2008 :

"La politique du gouvernement à propos des niches fiscales des particuliers était au centre des questions. Notre journaliste s’est permise de demander quelle serait la politique du gouvernement vis à vis des niches fiscales des entreprises. [...] la présidente de l’association des journalistes parlementaires a hurlé sur notre journaliste, lui reprochant « d’avoir mis mal à l’aise Christine Lagarde ». Et l’assesseur, sur son ordre, lui a confisqué carte de presse et accréditation, la raccompagnant avec ces mots doux : « à l’Assemblée nationale, votre carrière est finie »."