mardi 24 avril 2012

Jour 1809

ça commence à brunir...
 
Le Monde, 24 avril 2012 :

"La percée de Marine Le Pen et la droitisation de Nicolas Sarkozy ont suscité de vives réactions en Europe, lundi 23 avril. Sur fond de montée en puissance de l'extrême droite chez les Vingt-Sept, les responsables européens s'inquiètent de la force du Front national et de l'énergie déployée par le président sortant pour tenter de séduire cet électorat, afin de combler son retard sur M. Hollande. "La rhétorique antieuropéenne et nationaliste de Sarkozy a amené de nombreux électeurs à soutenir Marine Le Pen", a déploré Hannes Swoboda, le chef de file des socialistes au Parlement européen. "Ses arguments anti-européens ont été extrêmement inquiétants. Les annonces sur la remise en question de Schengen et la réintroduction des contrôles aux frontières ont révélé ce qu'il pense vraiment", a expliqué le député européen autrichien. [...] Fait rare, les résultats du premier tour ont été très commentés en marge d'une réunion des ministres des affaires étrangères à Luxembourg. Le Luxembourgeois Jean Asselborn ne s'est pas privé, lui non plus, d'accuser M. Sarkozy d'être en partie responsable du succès de la candidate du Front national. "Si on répète tous les jours qu'on doit changer Schengen, qu'on doit avoir une politique dure en matière d'immigration, qu'on doit parler de l'exception française pour les entreprises, tout cela, c'est de l'eau au moulin du FN", a estimé ce membre du gouvernement de Jean-Claude Juncker. [...] "Je suis inquiet de ce sentiment que nous constatons contre des sociétés et une Europe ouvertes. Cela me préoccupe, et pas seulement en France", a estimé le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt. Certains de ses homologues, dont le Belge Didier Reynders, proche de M. Sarkozy, ont parlé d'un phénomène "inquiétant". Jusqu'ici plutôt discrète à propos de la campagne française, la Commission européenne est sortie de sa réserve. Elle a appelé "les dirigeants politiques à faire attention à la menace populiste et à la propagation d'idées contraires aux idéaux de la construction européenne". Au-delà du succès de Mme Le Pen, la droite extrême ou populiste est bien implantée en Autriche, en Finlande, en Suède, au Danemark, en Suisse ou encore en Hongrie. Elle connaît une forte progression en Belgique, dans la région flamande."

lundi 23 avril 2012

Jour 1808

Empêcher les débordements (de l'autorité)

Le Monde 23 avril 2012 :

"Un arrêté anti-mendicité pris à l'été 2011 par la commune de La Madeleine, dans la banlieue de Lille, a été annulé par le tribunal administratif de Lille. L'arrêté municipal, pris dans la foulée d'autres villes et traduit en roumain et en bulgare, invoquait un "climat de tension" créé par la présence d'un camp de Roms près de la commune. Dans son arrêt, le tribunal estime notamment que le contenu de l'arrêté, qui "ne circonscrit pas avec précision le champ d'application de l'interdiction", est sujet à interprétation et susceptible d'étendre cette interdiction "au-delà de ce qui est nécessaire"."

dimanche 22 avril 2012

Jours 1806 & 1807

Pour plus de clarté 

vendredi 20 avril 2012

Jour 1805

Quelques brèches

Le Monde, 20 avril 2012 :

"Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi 20 avril deux dispositions issues de la loi de 2011 sur les soins psychiatriques sans consentement, concernant les "irresponsables pénaux" et les personnes placées en unité des malades difficiles (UMD), mais donne un délai au législateur "pour remédier à cette inconstitutionnalité". Pour les personnes jugées irresponsables par un juge, la censure vise ceux dont l'hospitalisation sans consentement a été décidée par un préfet et non directement par le juge. Jugeant que "l'abrogation immédiate de ces dispositions aurait eu des conséquences manifestement excessives", le Conseil constitutionnel a reporté au 1er octobre 2013 la date de l'abrogation des dispositions en cause. Le Conseil répond ainsi à une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par une association de défense des droits des patients en psychiatrie, le CRPA, sur la conformité à la Constitution de quatre articles ou alinéas du code de la santé publique. Le Conseil constitutionnel admet qu'"en raison de la spécificité de la situation des personnes ayant commis des infractions pénales en état de trouble mental ou qui présentent, au cours de leur hospitalisation, une particulière dangerosité, le législateur pouvait assortir de conditions particulières la levée de la mesure de soins sans consentement dont ces personnes font l'objet". "Toutefois, il appartient alors au législateur d'adopter les garanties contre le risque d'arbitraire encadrant la mise en œuvre de ce régime particulier", expliquent les Sages dans un communiqué."

jeudi 19 avril 2012

Jour 1804

Encore un contrôle de raté

Le Monde, 19 avril 2012 :

"Le Comité européen pour la prévention de la torture, des peines ou des traitements inhumains ou dégradants (CPT) a rendu jeudi 19 avril son rapport sur la France [...] c'est sur les conditions de détention qu'il est le plus sévère, et que le gouvernement, dans ses réponses, reste le plus flou. Le Comité note, même dans les commissariats les plus récents comme à Lille ou à Rouen, des "locaux d'une saleté repoussante (flaques de sang coagulé au niveau du sol, vomissures séchées sur les bat-flancs, etc.)", "un froid ambiant et l'impossibilité d'obtenir une couverture, voire un matelas". Dans les plus anciens, le CPT souligne "la taille réduite (4,5 m2), et même très réduite (2,5 m2) de certaines cellules". [...] La majorité des détenus sont menottés et entravés lors des extractions médicales. L'un d'eux, à Poissy, "a fait l'objet d'une coloscopie [une exploration du rectum], menotté et (contre l'avis du médecin) en présence de quatre membres des forces de l'ordre", un autre "d'une échographie des testicules" dans les mêmes conditions. Pire : à Poissy, deux détenus sont handicapés, dont un sur une chaise roulante, qui passe "vingt-quatre heures sur vingt-quatre au lit ou en fauteuil roulant". Il ne peut pas sortir de sa cellule, "les portes étant trop étroites pour permettre le passage d'un fauteuil roulant et les cellules étant trop petites (8 m2) pour qu'un détenu puisse s'y mouvoir en fauteuil roulant"."

mercredi 18 avril 2012

Jour 1803

On ne change pas

Libération, le 18 avril 2012 : 

"Retour au péché originel. En cette fin de quinquennat, Nicolas Sarkozy s’offre une ultime caricature de «président des riches». Dimanche, jour de son grand discours à la Concorde, une cinquantaine de membres du Premier Cercle - ces donateurs les plus généreux de l’UMP - se sont retrouvés pour un déjeuner au Crillon… à quelques encablures du Fouquet’s. Argent, luxe, réseaux d’influence : difficile de brouiller davantage le message politique de celui qui, dans cette campagne, s’est autoproclamé «candidat du peuple» contre les «élites».  [...] comme l’a aussi révélé hier le Canard enchaîné, deux étages au-dessus du salon Marie-Antoinette où se régalaient les riches convives UMP, le couple Balkany, Isabelle et Patrick, venait de s’offrir une nuit à 9 500 euros, dans la plus grande suite (245 m2) de l’hôtel. Ah, «l’ami Patrick», ses condamnations judiciaires, son absentéisme légendaire à l’Assemblée nationale, son goût pour les armes à feu… Ce vieux copain des Hauts-de-Seine que le chef de l’Etat - toute honte bue - a embarqué avec lui sur quantité d’estrades lors de ses déplacements internationaux au motif qu’il l’amusait. La dernière facétie de Balkany, ou l’art de boucler la boucle d’un quinquennat, du grand restaurant des Champs-Elysées au palace de la Concorde."

mardi 17 avril 2012

Jour 1802

Chambre à coucher dehors

Bug Brother, le 15 avril 2012 :

"Nombreux sont ceux qui nous serinent que "seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont quelque chose à cacher", et qui ne voient donc aucun problème à ce genre de traçabilité généralisée. Admettons : dans la mesure où la majeure partie des viols ont lieu dans des chambres à coucher, comme l'avait opportunément rappelé Anastassia Tsoukala, juriste, criminologue, et maître de conférences à Paris XI, il serait donc dès lors logique de "vidéosurveiller les chambres à coucher" [...] Je doute fort que ceux qui se targuent de n'avoir "rien à cacher" acceptent de vidéosurveiller leurs chambres à coucher. Cela aiderait pourtant notablement à faire condamner ces maris, amants ou pseudo-"prétendants" qui violent celles qui ne voulaient pas "forcément" faire l'amour avec eux... ainsi que ces femmes qui accusent, à tort, leurs "ex'" de les avoir violées.


Identification et surveillance des individus... par Bpi_Centre_Pompidou