mardi 31 juillet 2007

Jour 86

Rachida Pipeau

Une dépêche AP sur le site de la Croix, le 31 juillet :

"Rachida Dati a présenté, mardi 31 juillet devant le Sénat, le projet de loi instituant un nouveau contrôleur général des prisons. Lors de la discussion générale au Sénat, elle a expliqué que le gouvernement prévoit de doter la nouvelle institution de "18 emplois et de 2,5 millions d'euros de crédits". L'Observatoire International des Prisons est "consterné" : "La Garde des Sceaux achève de disqualifier le dispositif proposé par le gouvernement, et considéré par l'OIP comme doté de pouvoirs trop restreints pour garantir une prévention effective et efficace des traitement inhumains et dégradants dans l'ensemble des 6.000 lieux privatifs de liberté"

Intéressant quand on considère ce document de l'administration pénitentiaire dévoilé par le Monde du 14 juillet :

"la population confiée à l'AP pourrait atteindre 80.000 personnes en 2017 [...] La surpopulation carcérale devrait donc s'aggraver d'après le "scénario" de 2017, car à cette date la capacité n'excédera pas 64.000 places"

lundi 30 juillet 2007

Jour 85

Délinquance choisie

Le 30 juillet, Nicolas a envoyé une lettre de mission à Michelle Alliot-Marie, sa ministre de l'Intérieur.

Inutile de vous en faire un résumé (blabla délinquants blabla immigration blabla prison blabla femmes de terroristes battues, etc.), car dans le cas présent, le petit Nicolas n'est jamais aussi éloquent que lorsqu'il ne dit rien :

Pas UN mot sur la délinquance financière. Rien, nada, peau de balle, même pas une allusion, l'argent sale étant toujours celui de la drogue.

Ce n'est pas vraiment étonnant si l'on en croit le réseau Anticor :

"L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République Française marque d’abord la victoire d’un système dans lequel la collusion avec les milieux industriels, financiers, médiatiques est bien connue.

- Nous dénonçons cette collusion au cœur de toutes les dérives possibles ; entérinée par le recyclage programmé de corrompus.
- Nous rappelons d’ailleurs que Nicolas Sarkozy n’a jamais répondu à notre lettre ouverte contre la corruption.
- Nous demandons fermement une refondation de notre système politique et institutionnel."

Je ne peux que recommander la lecture de ce texte dur le site Corporate Crime Reporter .

Le tout dernier avis de l'Organisation Mondiale de la Santé donné le 28 avril, jour mondiale sur la sécurité et la santé au travail :

"A l’occasion de cette journée, le Bureau international du travail a publié un rapport « La sécurité en chiffres » qui montre que 2,2 millions de travailleurs dans le monde meurent chaque année dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, soit 5 000 personnes par jour... "

Il semblerait que Nicolas ait d'autres priorités...

dimanche 29 juillet 2007

Jours 83 et 84

Le meilleur des mondes

Dans le journal du dimanche du 29 juillet, Jean-Lou Borloo nous expose ses projets dont l'indigence intellectuelle n'a d'égale que celle d'une pub pour un shampoing Ushuïa :

"La croissance verte, qui ne lèse pas les générations futures, c'est possible. Les experts prédisent que des mesures ambitieuses permettraient de la doper de 1,5 point. Mais c'est aussi une bataille éthique et morale, le développement durable, c'est les droits de l'homme du XXIe siècle ! Pour formaliser ce formidable élan, je compte demander à l'Académie française de rédiger, en collaboration avec d'autres institutions culturelles dans le monde entier, une "Déclaration des droits de l'homme et du développement durable."

Donnons la parole à un professeur d'économie, qui a également travaillé pour la Banque Mondiale en tant que Senior Economist in the Environment Department. Certes il n'a pas été l'avocat d'affaires de Bernard Tapie comme Jean-Lou, mais bon... voici Herman E. DALY (je recommande de lire la totalité de l'article).

La thèse de m. Daly est la suivante : le système économique fait partie d'un système plus large et qui l'englobe : l'écosystème. Et l'économie "prend de la matière et de l'énergie dans l'écosystème et rejette des déchets matériels et énergétiques dans ce même écosystème. On commence avec de la consommation, on termine avec de la pollution. On ne peut pas plus éviter cela que de manger et de produire des déchets."

Pour ceux qui imagine Herman Daly en dangereux hippie, il précise que "Il n'est pas juste de dire que les économistes pensent que nos ressources sont illimitées. Ce qu'ils pensent en revanche c'est que la croissance de leur valeur est illimitée. Mais même si la valeur n'est pas réductible à sa dimension matérielle elle n'en est pas indépendante."

Ce qui l'amène bien entendu à s'interroger sur la croissance. Il constate qu'en microéconomie, à partir d'un certain point, la croissance cesse d'être rentable, par exemple :

  • Un ouvrier (c'est-à-dire un type élémentaire de producteur) produit des jouets à partir de matériaux de récupération qui ne lui coûtent rien.

  • Son salaire horaire est de 10, et le prix des jouets qu'il fabrique est 6.

  • La première heure, il produit 3 jouets.

  • La deuxième heure, il fatigue et n'en produit que 2.

  • Enfin, la troisième heure, il est épuisé, et parvient juste à en produire un seul.

  • On remarque que la productivité marginale est décroissante, c'est-à-dire qu'il est de plus en plus long et coûteux de produire une unité supplémentaire. (source: PISE).
Ce point est ignoré en macroéconomie où la croissance est supposée être infinie. La thése économique dominante est résumée ainsi par Herman Daly dans cette interview :

"La solutions a tous les problèmes économiques a été la croissance. Si vous êtes pauvre, la solution c'est la croissance. Si vous avez du chômage il faut augmenter les investissements qui débouche sur de la croissance. La surpopulation ? Si il y a suffisamment de croissance les gens ferons moins d'enfants. La mauvaise répartition des richesses ? C'est parce qu'il n'y en a pas assez, ce serait plus simple de diviser un gros gâteau qu'un petit."

Supposée apporté une solution a l'ensemble de ces problèmes, une critique de la croissance est donc, dans l'état d'esprit actuel, une hérésie, et pour cause :

"Enlevez la croissance et vous allez devoir envisager des solutions radicales. Les hommes politiques ne veulent pas le faire et le public n'est pas prêt à les soutenir dans cet effort"

Pourtant il faudra bien se rendre à l'évidence, une fois reconnu le fait que le système économique fait parti d'un système plus large, l'écosystème il apparait que :

"cela voudrait dire qu'il y a des limites, nous n'allons pas pouvoir croître éternellement"

Après six ans de bons et loyaux services il a prononcé ces mots au cours de son discours d'adieu devant ses anciens collègues de la banque mondiale et la presse :

"Je succombe sans retenue à la tentation de pontifier et de prescrire quelques remèdes aux infirmités de la Banque [mondiale]. Je propose deux types de prescriptions, internes et externes. Tout d'abord des antacides et des laxatifs afin de soigner une combinaison de flatulence manageriale et une constipation organisationnelle qui produisent un environnement sous tension. Ensuite, afin d'améliorer les rapports avec le monde extérieur, je prescrirais de nouvelles lunettes ainsi qu'une aide auditive"

Si le médecin traitant de Jean-Lou lit ses lignes...

vendredi 27 juillet 2007

Jour 82

Attentat suicide

Humanité du 23 juillet :

"Indicateur indiscutable du mal-être généralisé depuis l’annonce du transfert des salariés vers les sous-traitants, le nombre d’arrêts maladie dans les trois centres d’appels de SFR a de quoi donner le vertige : à Toulouse, où 724 salariés travaillent, on a comptabilisé 540 arrêts maladie pour le seul mois de juin ; à Poitiers, sur moins de soixante jours depuis le 23 mai, le CHSCT a dénombré 790 arrêts maladie pour un effectif total de 570 employés. [...] Début juillet, le PDG de SFR service clients nous a lancés dans une réunion interne : "Je ne suis pas Mère Thérésa, donc je fais ce que je veux !" (mon emphase)

Puis dans un autre article :

"1,6 C’est en milliard d’euros le montant des dividendes versés par SFR à ses actionnaires en 2007."

Ce qui nous amène à cet article trouvé sur le site du CNRS :

"300 à 400 salariés se suicideraient en France chaque année sur leur lieu de travail. Impossible de ne pas faire le rapprochement entre souffrance et situation professionnelle. Tout en explorant cette piste, les cliniciens font part de leurs inquiétudes sur ce phénomène dangereusement banalisé.[...]ce phénomène est récent, cliniquement nouveau. Il est apparu il y a une huitaine d'années.[...]Un des éléments déclencheurs est la dégradation profonde du « vivre ensemble », les gens sont très seuls face à l'arbitraire. Il y a toujours eu de l'injustice ou du harcèlement dans l'entreprise, mais autrefois, les syndicats, entre autres, scellaient les solidarités. Aujourd'hui, avec l'effritement de ces solidarités et la peur de la perte d'emploi, la convivialité ordinaire elle-même est contaminée par des jeux stratégiques qui ruinent les relations de confiance et colonisent l'espace privé. [...]
Quels sont les indices qui mettent en évidence la responsabilité de l'entreprise dans ce type de suicides ?

C.D. [Christophe Dejours, psychiatre et directeur du Laboratoire de psychologie du travail et de l'action]: Certaines victimes laissent une lettre, un journal, d'autres se suicident devant leurs collègues. Leurs mots accusent l'entreprise et désignent des coupables. Le ton est celui de la colère, de la honte, de la défaite. N'arrivant plus à gérer le conflit qui les opposait à une hiérarchie ou à des collègues, elles ont perdu confiance en elles et retourné cette violence contre elles. Soulignons que ces personnes étaient souvent zélées, brillantes, sociables. Elles avaient beaucoup investi dans l'entreprise et n'ont pas supporté d'être injustement déconsidérées, rétrogradées. [...] Le fait que l'entreprise ne réagisse pas pourrait signifier que la personne décédée ne représentait rien, que même un suicide n'arrête pas le travail. Et dans ces cas, il n'est pas rare qu'un suicide soit suivi par un autre suicide." (mon emphase)

L'article date de mai 2005...

jeudi 26 juillet 2007

Jour 81

Ech. inf. contre uranium, prix à débattre

Une petite news AFP pour bien commencer la journée :

"Le gouvernement veut "tripler" les capacités de vidéo-surveillance existant actuellement en France, grâce à l'interconnexion des différents dispositifs, dans le but de lutter contre les risques de terrorisme et de violence, annonce Michèle Alliot-Marie. "

Ensuite les bonnes nouvelles dans le Monde du 26 juillet :

"Nicolas Sarkozy s'est rendu en Libye pour officialiser ce qui semble en être la contrepartie principale [de la libération des infirmières bulgares] : l'accès de la Libye à la technologie nucléaire civile française. [...] Selon M. Guéant, une première mission de faisabilité a été entreprise il y a moins d'un mois, en Libye, avec l' industriel français Areva et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA)."

Les Lybiens vont-être contents, chez Areva ils sont sympas :

"Au Niger comme au Gabon, le bilan humain et environnemental des mines d'uranium exploitées par Areva est très sévère, selon les conclusions de la mission effectuée sur place par Sherpa, Médecins du Monde et la CRII-RAD. " Dans les deux cas, Areva cultive la même opacité ", souligne d'emblée Jean-Pierre Getti, président de Cour d'assises à Paris et vice-président de Sherpa. [...] Tout d'abord, les tests effectués par la CRIIRAD sur la radioactivité au Niger et au Gabon révèlent des taux d'exposition des employés 40 fois supérieurs aux normes fixées par l'OMS. Par ailleurs, l'enquête révèle que la protection des travailleurs n'était pas correctement assurée. " Ils étaient exposés à des poussières radiotoxiques sans port de masque ni équipement de sécurité ", explique Jean-Pierre Getti. Aucune information ni formation n'était délivrée". "Ils n'étaient même pas informés des risques qu'ils encourraient ", confirme Almoustapha Alhacen, président de l'association AGHIR N' MAN (association nigérienne de protection de l'environnement). [...] Enfin, depuis que la mine a fermé, l'hôpital construit par Areva fait désormais payer les frais médicaux de ses anciens employés contaminés, alors que ce type de maladies ne se déclare souvent que plusieurs années après la contamination. Les ONG reprochent également à Areva de rester muette sur la contamination de l'eau au Niger, qui continue aujourd'hui à être distribuée à la population"

mercredi 25 juillet 2007

Jour 80

Le parapluie bulgare

Nicolas (alors Ministre de l'Intérieur) le 11 janvier 2007 :

"J'ajoute que les ressortissants européens, contrairement aux idées reçues, n'ont pas le droit de séjourner durablement en France sans condition. Je l'ai rappelé dans une circulaire aux préfets, adressée à l'occasion de l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne. Ceux qui n'ont pas de ressources [...] n'ont pas le droit de séjourner en France. Il était donc tout à fait légitime de raccompagner dans leurs pays, en 2006, 6 000 Roumains et Bulgares. Et en 2007, nous continuerons de reconduire à la frontière ceux qui n'auraient pas de ressources minimales pour résider en France. Je le répète [...] Notre pays n'a pas vocation à être un guichet social universel !"

Puis petit coup d'oeil à la circulaire du 22 décembre 2006 du Ministère de l'Intérieur :

"La loi du 13 octobre 2006, publiée au Journal officiel du14 octobre 2006, a autorisé la ratification du traité d’adhésion de laRépublique de Bulgarie et de la Roumanie à l’Union européenne. J’appelle en premier lieu votre attention sur le fait que l’intégration de ces pays à l’Union ne signifie pas la reconnaissance ipso facto au profit de leurs ressortissants d’un droit inconditionnel au séjour"

Mais depuis que la femme de Nicolas s'est fait des amies Bulgares pendant ses vacances en Lybie payées aux frais du contribuable, il a un autre discours sur le sujet :

"Ces infirmières, elles étaient françaises"

Nicolas ne risque-t'il pas ainsi de créer une nouvelle filière d'immigration illégale où les gens se feront prendre en otages pour obtenir la nationalité française ?

Pour ceux qui trouve cette thèse outrancière, nous rappelerons les mots de Brice Hortefeux :

"s’il est normal que les enfants présents sur le territoire soient scolarisés, cela ne signifie pas que les parents doivent automatiquement bé­néficier de papiers. Le droit à l’instruction d’un enfant peut aussi être satisfait dans son pays d’origine ; il n’a jamais entraîné le droit de séjour du parent. Prétendre le contraire reviendrait à créer une nouvelle filière d’im­migration." Mon emphase.

Donc à la rentrée renseignez-vous bien sur les nouveaux petits copains de vos enfants. Et si vous êtes Bulgare partez en vacances en Lybie.

Et encore de bonnes nouvelles :

Un communiqué de presse datant du 19 juillet :

4 syndicats du Ministère du Travail défendent l’indépendance de l’Inspection du Travail en déposant un recours en Conseil d’Etat contre le décret d’attributions de Mr HORTEFEUX

4 syndicats du Ministère du Travail (CGT, CFDT, SNU-TEF (FSU), SUD TRAVAIL), représentant 80 % des agents d’inspection du travail, s’associent pour déposer un recours contre le décret d’attribution du nouveau ministre "de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement" (D 2007-999 du 31 mai 2007).

En effet ce décret, en donnant compétence à ce nouveau ministre sur "le travail illégal des étrangers", crée une catégorie juridique de délit qui n’est pas prévue par la loi et qui n’existe ni dans le code pénal, ni dans le code du travail. Cette catégorie juridique est fondée sur une distinction par l’origine ethnique ou raciale discriminatoire qui contrevient au droit international et européen et aux dispositions de la constitution et des lois françaises.

De surcroît en plaçant la Direction Générale du Travail, autorité centrale de l’inspection du travail, à disposition du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, ce décret met de fait l’inspection du travail sous la subordination de ce même ministère en violation de plusieurs dispositions de la convention n° 81 de l’OIT qui garantit l’indépendance de fonctionnement de l’inspection du travail.

Les syndicats du Ministère du travail entendent ainsi défendre le statut professionnel de l’inspection du travail tout comme les droits des salariés, notamment étrangers.

Ils proposent aux associations de défense des droits de l’homme et aux associations de défense des droits des étrangers de s’associer à ce recours et d’organiser en commun des actions à la rentrée."

(Mon emphase)

mardi 24 juillet 2007

Jour 79

Coup de pouce

Associated Press, le 23 juillet, lu sur le site de la Tribune :

"Je vais demander à ce qu'on recense l'ensemble des condamnations de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme: je veux savoir pourquoi on a été condamnés et quelles réponses on a apporté"

Alors Rama tu essayes de trouver un PC avec une connexion Internet et tu vas et du coup juste en tapant "France" tu trouves déja ça (+ de 100 résultats quand même).

En même temps je te comprends tu dois d'abord t'occuper des vrais principes ancrés dans ton coeur comme :

"Interrogée sur son refus de rencontrer le président congolais Sassou N'Guesso lors de son passage à Paris, elle expliqué avoir "estimé qu'une rencontre dans un hôtel parisien n'était pas le moyen le mieux adapté pour parler des droits de l'Homme" (mon emphase)

Le petit Nicolas avait d'ailleurs acueilli Sassou le 5 juillet, comme le souligne ce commentaire lapidaire de l'Elysée : "Il a une connaissance très intime des grands sujets du continent africain."

Le même N'Guesso qui payait en 2006 sa note d'hôtel de 295 000 $ en cash alors que 70% de la population du Congo vit avec moins d'1,15 £ par jour.

Toujours le même N'Guesso contre qui une plainte a été acceptée le 18 juin 2007 par le parquet de Paris.

De son côté le site de l'UMP commente ainsi la rencontre entre Sassou N'Guesso et Patrick Devedjian :

"Lors de cet entretien informel et convivial, le Secrétaire général délégué de l’UMP et le chef de l’Etat congolais ont exprimé leur volonté commune de rapprochement et de resserrement des liens -déjà étroits- entre la France et le Congo [...] Par ailleurs, au cours de cette rencontre chaleureuse, les deux hommes ont évoqué divers grands dossiers notamment la francophonie et les grands équilibres géopolitiques en Afrique."

Les liens déja étroit alors que (à lire ici et ) :

"Lors des guerres civiles de l’été 1997 et de 1998-99, financées par Elf et plusieurs banques françaises, les milices de Sassou (les Cobras) ont massacré et violé de façon systématique. On parle de 100 000 morts. La justice française a reconnu en 2002 qu’on pouvait parler de Denis Sassou Nguesso comme d’un « dictateur », auteur de « crimes contre l’humanité »."

Le journaliste Théophile Kouamouo du Messager (journal camerounais) conclu tristement :

"Par ailleurs, seuls les naïfs s’étonneront de l’empressement de Nicolas Sarkozy à recevoir à l’Elysée des présidents africains richissimes qui ne symbolisent en rien la "rupture" avec les "réseaux d’un autre temps" dont il s’est prévalu durant sa campagne. Si ce n’est pas un moyen d’intimider les juges, alors qu’est-ce donc ?"

Et tout ce que Rama trouve à dire, c'est que l'on ne vas pas à l'hôtel pour parler des droits de l'homme.

Autant de courage politique, ça force le respect.