lundi 31 mars 2008

Jour 329

Le plein d'emploi

Fifi, cité par le Figaro le 31 mars :

"Le contexte économique morose n'empêche pas François Fillon d'en appeler au volontarisme. Avec un objectif : le plein-emploi, «solution à tous les problèmes». Et le premier ministre de détailler : «Avec le plein emploi, on réduit la pauvreté, on a un marché du travail plus compétitif et donc une pression sur l'augmentation des salaires (et) on résout en grande partie la question de l'emploi des seniors»."

L'Expansion, le 4 février 2008 :

"Sauf que… Les chiffres du taux de chômage font l’objet d’une controverse récurrente. Notamment sur la réalité de cette décrue. Il s’agit d’une baisse en trompe l’œil accusent des associations de chômeurs et des syndicalistes de l’Insee et de l’ANPE [...] Mais le cœur du problème n’est pas là. « Pour nous, cette question du taux de chômage, si elle est la plus médiatisée, n’est pas la plus fondamentale », insistent-ils. [...] Le taux de chômage est au contraire l’arbre qui cache la forêt. « L’essentiel des changements du marché de l’emploi se joue ailleurs : dans le développement continu et insidieux de la précarité », interpellent ces trouble-fêtes. Tout ce que le Bureau International du Travail (BIT) englobe sous la notion « d’emploi inadéquat ». C’est à dire un emploi qui ne permet pas de vivre décemment, de prévoir l’avenir, de préserver ses compétences et sa santé. [...] A partir des données fournies de 1990 à 2005 par les enquêtes Emploi de l’Insee, le collectif a observé que la proportion d’emplois inadéquats « n’a cessé d’augmenter ». De 25% de la population active, elle est passée à 41% en 2005 et concerne 11,4 millions de personnes. Sur la période, « la qualité des emplois s’est donc continûment dégradée », épingle le collectif. Les chiffres de cette évolution donnent en effet le tournis. En 2005, 3,8 millions de salariés, percevaient un bas salaire. Par convention est appelé « bas salaire » une rémunération inférieure aux deux tiers du salaire médian. Ce qui donne en France moins de 818 euros par mois, pour 14% de la population active. Depuis 1990, cette proportion a progressé de plus de 23%. Les femmes sont les premières concernées, tout particulièrement dans des secteurs comme la grande distribution. [...] En 2005, 2,7 millions de salariés, soit 10% de la population active, étaient en contrat précaire : CDD, intérim, contrat saisonnier, stage, emploi aidé. Depuis 1990, la progression dépasse les 56%. Aujourd’hui, 3 embauches sur 4 se font en CDD. [...] Le plein emploi donc mais à quel prix ?"

dimanche 30 mars 2008

Jours 327 & 328

Manpower

La petite Rachida a peut-être trouvé un moyen de financer l'achat de ses collants comme en témoigne le site Prison.eu.org qui cite des extraits d'une fiche datée du 8 mars 2008 sur le travail en détention, publiée sur le site internet du ministère français de la Justice :

"Le travail en prison offre 3 avantages :

• proximité : avec 192 établissements pénitentiaires, il existe au moins une prison par département,

• gain financier : un mode de rémunération basé sur la production réelle et des charges patronales moindres,

• flexibilité : une souplesse et une réactivité qui permettent de mobiliser rapidement un grand nombre d’opérateurs pour répondre aux commandes.

[...]

Un cadre souple

Le Code de procédure pénale indique que les relations de travail des personnes incarcérées ne font pas l’objet d’un contrat de travail entre le détenu et le concessionnaire.

[...]

Fournit gratuitement les locaux industriels adaptés à l’activité.

[...]

déléguer la gestion administrative à l’établissement qui reste l’employeur."

vendredi 28 mars 2008

Jour 326

Petit budget

Le Monde, 28 mars 2008 :

"[Nicolas]a également dénoncé les dérives du capitalisme financier.[...] "Ce capitalisme-là, je n'en veux pas, parce que c'est le capitalisme de la frivolité, du mensonge et de l'absence de transparence", a-t-il dit."

Europe 1, 28/03/2008, 08h39 retranscrit par MSN:

"Selon le site Internet Mediapart, la Garde des Sceaux Rachida Dati aurait dépensé en trois mois les deux tiers du budget alloué aux "frais de réception" du ministère de la Justice pour l'année 2008 et aurait été rappelée à l'ordre par son contrôleur financier. Démenti de la chancellerie. Depuis son arrivée au ministère de la Justice, les dépenses sont montées en flèche : frais de réception, voyages, restaurants... Fin 2007, le budget du ministère accusait déjà un dépassement de 30% et avait reçu une rallonge de 100.000 euros. Le site internet Mediapart affirme que les deux tiers du budget 2008 aux "frais de réception" du ministère de la Justice ont déjà été dépensés et épingle Rachida Dati sur ses dépenses personnelles, notamment en collants et maquillage. Le site affirme que la Garde des Sceaux aurait été rappelée à l'ordre par le contrôleur financier du ministère. Si la Chancellerie reconnaît qu'elle a dû assurer quelques réceptions ou événements coûteux, elle répond aux accusations en expliquant que "les collants filent" et que le maquillage sert de "raccord" avant les interviews."

jeudi 27 mars 2008

Jour 325

L'assiette anglaise

Discours de Nicolas devant le Parlement britannique, Palais de Westminster, Mercredi 26 mars 2008 :

"je veux dire que nous partageons l’essentiel : le même humanisme, la même idée de l’Homme et que ce que nous appelons la civilisation occidentale, ce que nous appelons le progrès, la démocratie, la liberté"

Il semblerait en effet que la France et la Grande-Bretagne partagent certaines valeurs :

"The most comprehensive examination of the UK's asylum system ever conducted has found it "marred by inhumanity" and "not yet fit for purpose".[...] The commission found that Britain's treatment of asylum-seekers "falls seriously below the standards to be expected of a humane and civilised society".[...] The findings are the result of the most thorough look at the system in history, with testimonies from every sphere of society, including three former home secretaries, more than 100 NGOs, 90 asylum-seekers, the police, local authorities, and hundreds of citizens. [...] The use of detention centres – especially to lock up children, pregnant women and torture victims – was condemned, as was the often brutal handling of removals [...] "The detention of asylum-seekers is overused, oppressive and an unnecessary burden on the taxpayer," they said. The detention of children was in turn branded "wholly unjustified"." (The Independent, 27 mars 2008)

mercredi 26 mars 2008

Jour 324

Doc Justice

Le Monde, 25 avril 2008 :

"Pour la première fois de l'histoire de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) [crée en 1958], des élèves magistrats, appelés des "auditeurs de justice", ont manifesté, mardi 25 mars à Bordeaux, pour protester contre une réforme de leur formation. [...]Rachida Dati a présenté le 22 février ce projet en vingt et un points parmi lesquels figurent [...] une réduction de 30 à 26 semaines de la formation initiale hors stages et la réduction de un an à six mois du premier stage en juridiction.[...] L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature, qui ont voix consultative au conseil d'administration, ont d'ores et déjà annoncé qu'ils s'opposeraient au projet défendu par Rachida Dati."

mardi 25 mars 2008

Jour 323

Il sentait bon le sable chaud

Lu dans le JDD, 26 avril 2007 :

"Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour un retrait des soldats français d'Afghanistan. "Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive", a-t-il jeudi soir dans le cadre de l'émission "A vous de juger", sur France 2."

Sur le site de France 24, le 22 mars 2008 :

"La France est prête à envoyer 1 000 soldats supplémentaires en Afghanistan et Nicolas Sarkozy en informera le Premier ministre britannique Gordon Brown la semaine prochaine à Londres, écrit samedi le quotidien britannique Times. Selon le quotidien, qui cite des ministres non identifiés, le ministère de la Défense travaille sur l'hypothèse d'un déploiement d'un peu plus de 1 000 soldats dans l'est (ndlr, de l'Afghanistan)", précise un ministre non identifié par le quotidien britannique."

Le Financial Times, le 25 mars 2008 :

"The international aid effort in Afghanistan is in large part “wasteful and ineffective”, with as much as 40 per cent of funds spent going back to donor countries in corporate profits and consultant salaries, Kabul-based charities will say on Tuesday.[...] [The Agency Co-ordinating Body for Afghan Relief] warns that countries such as Spain and France are contributing too little"

Un gros bisou à "Nicolas Princen, 24 ans, diplômé d’HEC et normalien. Ce jeune homme au look de gendre idéal préfère la politique aux lettres ou au business. [...] A l’Elysée, [...] il sera chargé de la veille Internet : répertorier les informations, buzz, rumeurs, attaques contre le Président, puis les transmettre pour permettre de réagir au plus vite. Les sites d’information passeront dans son tamis, mais aussi les forums de discussion ou autres blogs." (Libération, le 18 mars 2008)

lundi 24 mars 2008

Jour 322

Nicolas "Miguet" Sarkozy

L'abécédaire de Nicolas (site de l'UMP sur son programme) :

"Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser."

Discours de Nicolas devant la majorité 20 juin 2007 :

"Tout ce que j’ai promis de changer, je le changerai. Tout ce que j’ai promis de réformer, je le réformerai. [...] Depuis trop longtemps, la politique est placée sous le signe du renoncement. Alors, ce renoncement, on a pris l’habitude de l’appeler "culture de gouvernement". Comme si ce que nous avons dit pendant les campagnes électorales, au fond, ce n’était pas très sérieux. Comme si ce que l’on racontait aux Français pour être élu n’avait au fond absolument aucune importance. [...] Comme si la démocratie était forcément un leurre parce qu’en réalité il n’y a pas d'autre choix. Comme si faire le lendemain des élections le contraire de ce que l’on avait promis la veille était non seulement inéluctable, mais le gage du sérieux. Comme si le grand homme politique était d’abord celui qui est le mieux capable de gérer ce soi-disant et détestable retour au réel, ce moment fatal où chacun prend conscience qu’on lui a menti. Ce n’est pas ma conception de la politique. Ce n’est pas ma conception de la morale. Ce que j’ai dit pendant la campagne et qui a été approuvé par les Français va être mis en oeuvre. Je ne renierai pas mes engagements et je ne laisserai personne les renier. Parce qu'accepter cela, ce serait une faute morale. Le pouvoir d’achat qui est trop bas, c’est la faute [...] aux prélèvements qui sont trop élevés, La réforme globale de la fiscalité je l'appelle de mes voeux."

Le Monde, 24 mars 2008 :

"Le gouvernement ne tiendra pas les engagements de Nicolas Sarkozy sur la diminution des impôts et des cotisations sociales. Contrairement à ce qu'avait souhaité le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, le taux de prélèvements obligatoires français ne sera pas ramené à celui de la moyenne de la zone euro. [...] après avoir fait voter à l'été 2007 des baisses d'impôts de l'ordre de 14 milliards d'euros en régime de croisière jugées favorables aux plus riches (bouclier fiscal, allégements des droits de succession, détaxation des heures supplémentaires)."

On notera que pour le Monde, c'est "le gouvernement" et non Nicolas qui ne tiendra pas ses engagements. Jolie pirouette...