vendredi 29 avril 2011

Jour 1449

Freedom of what ?

The Independent, 27 avril 2011 :

"Mr Sarkozy told reporters after the meeting. "We believe in free circulation but we believe in a state of law and a certain number of rules." Mr Berlusconi said no one wanted to cancel the [Schengen] treaty, but added "in exceptional circumstances we believe there must be variations"."

N'oublions pas qu'avec eux, les exceptions finissent par devenir des règles...

jeudi 28 avril 2011

Jour 1448

Un bilan ? Avec plaisir...

Ligue des Droits de l'Homme, le 28 avril 2011 :

"L’été 2010 a marqué un tournant dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Lien martelé entre immigration et insécurité, remise en cause des naturalisations de « Français d’origine étrangère », présomption de délinquance pour les jeunes nés en France de parents étrangers, etc. Cette avalanche salit l’image de la France et défigure la République. Il s’agit là d’une tentative, d’ailleurs ratée, de récupération de l’électorat d’extrême droite après l’échec des régionales de mars 2010, mais aussi d’une diversion face au rejet d’une politique ouvertement favorable aux plus hauts revenus en pleine crise sociale.

Ce qui est défiguré, c’est ce qui fait de la République bien plus qu’une simple étiquette constitutionnelle, c’est la République « laïque, démocratique et sociale » qu’institue l’article 1er de la Constitution. Celle qui permet le respect égal de tous les citoyens.

Ce qui défigure la République, c’est, de lois antiétrangers en chasse aux sans-papiers, la dérive vers une véritable xénophobie d’Etat. C’est l’ethnicisation croissante du politique, le président de la République lui-même se défaussant sur des groupes ethniques responsables de l’insécurité qu’il met en scène. C’est le démantèlement des droits sociaux qui accentue la précarité, la fragmentation sociale et l’accroissement des inégalités. C’est, enfin, l’exacerbation d’un système monarchique qui étouffe les débats politiques réellement contradictoires et mine la séparation des pouvoirs.

Si la LDH a signé avec cinquante organisations associatives et syndicales un « Pacte pour les droits et la citoyenneté », c’est qu’il est plus que temps d’interpeller les forces politiques, les élus et les candidats pour en finir avec ces politiques de la peur, de la discrimination et de la régression sociale. Pour reconstruire, par l’exercice actif de la citoyenneté, une République dont chacun puisse se sentir fier d’être le citoyen."

mercredi 27 avril 2011

Jour 1447

Les vieux s'endettent

Le Figaro, le 27 avril 2011 :

"Vivre seul, du fait d'un divorce par exemple, avec des ressources inférieures ou égales au Smic et un loyer à payer constitue le quotidien de la majorité de surendettés. La plupart d'entre eux ont entre 35 et 44 ans (28% des surendettés) ou entre 45 et 54 ans (26%). Mais les personnes plus âgées sont de plus en plus touchées par le surendettement, constate la Banque de France dans un rapport sur le profil des personnes qui ont déposé un dossier de surendettement l'an dernier, dévoilé par Le Parisien-Aujourd'hui en France ce mercredi. [...] L'an dernier, 23% des surendettés, soit près du quart de ces personnes en grande difficulté financière, était âgée de plus de 55 ans, alors que cette classe d'âge ne représentait que 13% des dossiers en 2001. La Banque de France explique cette part grandissante des aînés parmi les profils de personnes surendettées par les récentes évolutions sociales. Alors que la durée des études à tendance à s'allonger, et que l'insertion professionnelles des jeunes est compliquée, les enfants restent plus longtemps à la charge de leurs parents. Et dans le même temps, le montant des retraites stagnent. Résultat, de plus en plus d'aînés ne parviennent plus, malgré leurs efforts et de façon durable, à rembourser leurs mensualités de crédits et/ou à faire face à leurs dettes non professionnelles, ce qui correspond à une situation de surendettement potentielle, selon la définition de la Banque de France."

mardi 26 avril 2011

Jour 1446

Dérives

Le Monde, 26 avril 2011 :

"La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) s'inquiète, dans son dernier rapport, portant sur 2010 et publié mardi 26 avril, des difficultés à mener des enquêtes sur l'activité des policiers ou des gendarmes. Cette autorité indépendante créée en 2000, qui veille au respect de la déontologie par les professions de sécurité, note une diminution de ses saisines. Elles sont passées de 228 en 2009 à 185 en 2010. Une baisse, analyse la commission, sans doute due à sa disparition annoncée. La CNDS va en effet être remplacée par le Défenseur des droits.

[...]

LA CNDS a [...] rendu 150 avis, dont 60 % constataient "un ou plusieurs manquements à la déontologie". Elle a demandé des poursuites disciplinaires dans 29 affaires et dit avoir saisi les procureurs de la République à neuf reprises, "afin qu'ils envisagent des poursuites pénales". Dans ce rapport, la CNDS "constate avec inquiétude la persistance de pratiques visant à limiter ou entraver les investigations ou les contrôles portant sur l'activité des personnes exerçant des missions de sécurité". Cette attitude, selon elle, est "contre-productive".

[...]

La commission évoque notamment des "difficultés pour obtenir des enquêtes effectives", avec la "disparition", voire la "falsification", de documents. Elle mentionne ainsi un "extrait de l'enregistrement audiovisuel de l'audition d'un mineur par un fonctionnaire de police" : '- Tu veux ajouter quelque chose ?' '- Qu'on m'a frappé là en cellule.' '- Qui t'a frappé ?' '- Le policier.' '- Le policier t'a frappé ?' '- Oui (le mineur monte la main sur son visage), il m'a mis une gifle là.'"

Or "aucune mention de ces déclarations n'a été portée sur le procès-verbal", note la commission, et les images du couloir où les faits décrits se sont déroulés "ont par conséquent été effacées, rendant impossible l'établissement des faits".

La CNDS épingle également à nouveau l'usage contestable d'armes diverses, comme le gaz lacrymogène et surtout le lanceur de balles de défense. "Il conviendrait d'interdire les tirs de Flash-Ball (restreints aux bras, jambes et buste) dans la région du cœur."

[...]

Dans son précédent rapport, la CNDS s'inquiétait du "recul" en matière de protection des droits et libertés du citoyen que représentait sa disparition au profit du Défenseur des droits, qui, selon elle, ne présente pas les "garanties d'indépendance" nécessaires."

lundi 25 avril 2011

Jour 1445

Délits de sale sexe

Libération, le 21 avril 2011 :

"Refus d’enregistrement des plaintes, classements sans suite, médiations pénales ou peines inefficaces, la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF) dénonce dans un livre blanc les difficultés judiciaires rencontrées par les femmes victimes de la violence de leur conjoint. Une semaine après le lancement par le gouvernement du plan de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013, la FNSF entend démontrer que le système judiciaire français est encore «insatisfaisant» en matière de violences conjugales. Les auteurs du livre reviennent par exemple sur le parcours de Monique. Entre 2002 et 2009, elle n’en finit plus de déposer des mains courantes à l’encontre de son mari violent, 36 au total. Aujourd’hui, l’homme, libre, continue de l’intimider, ainsi que ses enfants. Pourquoi n’a-t-elle pas porté plainte ? La FNSF explique qu’«il est fréquent que les policiers refusent d’enregistrer des plaintes, car elles entrent dans le calcul des chiffres de la délinquance, alors que les mains courantes ne figurent dans aucune statistique»."

dimanche 24 avril 2011

Jours 1443 & 1444

Crevez sales pauvres

Libération, le 19 avril 2011 :

"En dehors du pouvoir dont il dispose encore sur certains prix (gaz, électricité…), le gouvernement peut donner un coup de pouce au Smic (10% des salariés) ou augmenter l’indice des fonctionnaires (5,2 millions d’agents). Or, depuis son élection, le président de la République s’est précisément refusé à accorder le moindre rab aux smicards, au-delà de ce que prévoit la formule légale. Celui-ci augmentera bien dans les mois qui viennent (en plus de la hausse intervenue le 1er janvier), mais de façon mécanique, en raison de la hausse de l’inflation. Quant aux fonctionnaires, la négociation salariale qui s’ouvre aujourd’hui s’orienterait, selon les Echos, vers un… 0% d’augmentation. Bref, l’Etat, qui veut intervenir en lieu et place des partenaires sociaux dans le privé, n’utilise même pas les leviers dont il dispose pour ses agents, ou pour les moins fortunés des salariés."

vendredi 22 avril 2011

Jour 1442

Yuri

Pour prendre un peu de hauteur.