lundi 24 mars 2008

Jour 322

Nicolas "Miguet" Sarkozy

L'abécédaire de Nicolas (site de l'UMP sur son programme) :

"Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser."

Discours de Nicolas devant la majorité 20 juin 2007 :

"Tout ce que j’ai promis de changer, je le changerai. Tout ce que j’ai promis de réformer, je le réformerai. [...] Depuis trop longtemps, la politique est placée sous le signe du renoncement. Alors, ce renoncement, on a pris l’habitude de l’appeler "culture de gouvernement". Comme si ce que nous avons dit pendant les campagnes électorales, au fond, ce n’était pas très sérieux. Comme si ce que l’on racontait aux Français pour être élu n’avait au fond absolument aucune importance. [...] Comme si la démocratie était forcément un leurre parce qu’en réalité il n’y a pas d'autre choix. Comme si faire le lendemain des élections le contraire de ce que l’on avait promis la veille était non seulement inéluctable, mais le gage du sérieux. Comme si le grand homme politique était d’abord celui qui est le mieux capable de gérer ce soi-disant et détestable retour au réel, ce moment fatal où chacun prend conscience qu’on lui a menti. Ce n’est pas ma conception de la politique. Ce n’est pas ma conception de la morale. Ce que j’ai dit pendant la campagne et qui a été approuvé par les Français va être mis en oeuvre. Je ne renierai pas mes engagements et je ne laisserai personne les renier. Parce qu'accepter cela, ce serait une faute morale. Le pouvoir d’achat qui est trop bas, c’est la faute [...] aux prélèvements qui sont trop élevés, La réforme globale de la fiscalité je l'appelle de mes voeux."

Le Monde, 24 mars 2008 :

"Le gouvernement ne tiendra pas les engagements de Nicolas Sarkozy sur la diminution des impôts et des cotisations sociales. Contrairement à ce qu'avait souhaité le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, le taux de prélèvements obligatoires français ne sera pas ramené à celui de la moyenne de la zone euro. [...] après avoir fait voter à l'été 2007 des baisses d'impôts de l'ordre de 14 milliards d'euros en régime de croisière jugées favorables aux plus riches (bouclier fiscal, allégements des droits de succession, détaxation des heures supplémentaires)."

On notera que pour le Monde, c'est "le gouvernement" et non Nicolas qui ne tiendra pas ses engagements. Jolie pirouette...